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Six policiers ont été blessés et les frères ont été tués dans la fusillade avec la police, qui s’est produite mardi devant une succursale de la Banque de Montréal. M. Bérubé indique que les agents ont depuis parlé avec les proches des jumeaux, qui coopèrent à l’enquête. Aucun des deux hommes n’avait de casier judiciaire ou n’était connu de la police. Les enquêteurs examinent les antécédents des suspects. Nous comprenons que la publication des noms des deux personnes décédées puisse répondre à la question du qui, mais il reste encore de nombreuses questions en suspens et des efforts d’enquête doivent avoir lieu afin de bien comprendre ce qui s’est passé et pourquoi», mentionne M. Bérubé en conférence de presse. Le motif du vol à main armée et de l’échange de coups de feu avec la police n’a pas encore été déterminé», dit-il. La police a également confirmé que les jumeaux sont associés à une Toyota Camry 1992 blanche à quatre portes qui a deux bandes de course noires sur le capot et le toit. La voiture a été retrouvée avec plusieurs explosifs, qui ont été retirés et détruits la semaine dernière. Jusqu’à présent, l’enquête a déterminé qu’il n’y avait que deux suspects dans la banque, indique M. Bérubé. Cependant, nous continuons à chercher si quelqu’un d’autre a été impliqué ou associé aux événements de mardi», ajoute-t-il. Aucune mise à jour sur l’état des policiers blessés n’a été donnée. Plus tôt, le chef de police de Saanich, Dean Duthie, a fait savoir que trois des policiers étaient à l’hôpital, dont un qui est aux soins intensifs tandis qu’un autre aura besoin d’interventions chirurgicales.
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Puis, voyant que ça n'avait strictement rien d'amusant, je la remis à sa place et levai la tête vers le plafond, réfléchissant à tout estres, le pourquoi ils m'avaient simplement amochée sans pour autant me tuer alors qu'ils auraient dû me donner aux sépulcreux. J'aurais dû finir mangée, en bouillie. ça n'avait aucun sens. Et pourquoi je me souvenais à peine de ce qu'ils m'avaient fait ? Une personne normale ne serait pas sortie indemne psychiquement d'une séance de torture, alors que je me sentais... presque normale, exceptée mon bassin brisé. C'était comme... si tout ça n'avait été qu'un mauvais rêve que je n'avais pas vécu. Après tout, la douleur était partie avec l'Institut, et je ne parvenais pas à me rappeler des voix des estres, à rien. Même ce qu'ils m'avaient fait... Mon cerveau aurait-il tout éliminé pour que je ne pète pas les plombs ? C'était la solution la plus probable que je tirai sur le bout de mon drap, les yeux dans le vague quand William revint, armé d'une cocotte qui laissait échapper de la vapeur. Je lui souris, quoi que distraite par mes réflexions, et il plaça la tablette de fer sur mon lit, puis les couverts, et enfin me servis. ça sentait bon. Comme toujours quand c'était lui qui cuisinait. Je fis d'ailleurs cette remarque à haute voix. Je me redressai un peu pour être presque perpendiculaire au lit, et commençai à Comment m'avez-vous retrouvé ? abordai-je comme sujet, en tournant les yeux vers lui et en amenant une fourchette de poulet à ma Les clubs du soir, avec Chaty William O'LearyPrince des Vagabonds ♛Messages 1202Date d'inscription 03/01/2015Feuille de personnageAvatar Hayden ChristensenÂge 18 ansParticularité TéléportationSujet Re Voler une banque Mar 14 Aoû - 1208 William fit une drôle de tête, désarçonné. Il ne s'attendait pas à cette question qui refroidit vivement son humeur, mais elle avait le droit de savoir. Il ne lui avait rien raconté à son réveil, trop heureux qu'elle s'en soit sortie. Attendre d'avoir un début de piste avait été insupportable pour William. Il avait cru qu'elle était morte... Il s'efforça d'adopter un ton neutre, malgré la douleur que ça avait été de voir partir cette voiture en sachant qu'Anaïs était dedans, vivante ou morte. L'incertitude et l'impuissance l'avaient rongées, ça avait été de sales jours pour lui. Plus difficiles encore pour Anaïs, avec ce qu'elle avait subi... William ravala sa peine pour le moment et rembobina douloureusement ses souvenirs. Il avait failli plomber quelqu'un au début, et puis il s'était isolé et il avait fait équipe avec Jack et détesté Ivy. Vraiment détesté. Il s'installa au fond de sa chaise inconfortable et croisa les bras. "Grâce à Ambre. Je lui ai donné le numéro de la plaque, on a retrouvé les véhicules des estres. On a fouillé un immeuble et on t'a... On t'a trouvée par terre dans une des caves." Sa voix s'était cassée lors de la dernière phrase, il avait buté contre les mots. Il la voyait encore, allongée par terre et sanguinolente. Il se tut ensuite, se mordillant l'intérieur de la joue, Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. » Anaïs YoungAdministratrice ★Messages 1357Date d'inscription 02/01/2015Feuille de personnageAvatar Emma LouiseÂge 16 ansParticularité Maîtrise de la glaceSujet Re Voler une banque Mar 14 Aoû - 1229 - Et il restait un estre ? Vous savez pourquoi ils ne m'ont pas donné à manger aux sépulcreux ?J'avais répondu au tac au tac, juste après qu'il se soit tu, mal à l'aise. Je n'avais pas vu son regard hanté, hagard, faut dire que j'avais les yeux rivés sur le mur en face de moi, à me creuser la tête pour comprendre ce qui avait pu se passer dans la tête de ces estres pour me garder entre leurs mains sans rien faire d'une particulière toute fraîche. Un silence me répondit. Je tournai la tête vers William en mâchant, et vis enfin la tête qu'il tirait. Une tête pas trop avenante, du genre qui fait arrêter les questions. Je me mordis la lèvre. C'était peut-être pas agréable pour lui d'en parler. Je baissai les yeux sur mon assiette et tentai de e rattraper - Enfin, tu n'es pas obligé de répondre, c'est pas grave. Si je ne sais pas, tu ne dois pas en savoir plus et...Je m'enfonçai. J'en avais conscience. Au point où j'en étais, il valait mieux que je change totalement de sujet. Ce que je fis maladroitement - Sinon très bon ton Les clubs du soir, avec Chaty William O'LearyPrince des Vagabonds ♛Messages 1202Date d'inscription 03/01/2015Feuille de personnageAvatar Hayden ChristensenÂge 18 ansParticularité TéléportationSujet Re Voler une banque Mar 14 Aoû - 1241 William se tripota les poignets en regardant ailleurs, très mal à l'aise. Il avait envie de sortir, de s'isoler, ou alors qu'ils retournent tous les deux au Chalet et qu'ils oublient toute cette histoire. Elle posa encore des questions et il grimaça. Aller, William, tout allait bien jusqu'ici, tu ne vas pas tout gâcher, fais un petit effort nom de Dieu ! Oui, bah, "petit", tout était relatif. Mais la question d'Anaïs était légitime. Lui-même avait craint longtemps de la retrouver en petits morceaux, le corps éventré ou lacéré, ou de ne pas la retrouver du tout. Il ne savait pas quelle option aurait été la plus difficile à vivre et à vrai dire il ne voulait pas le savoir. Certes, c'était choisir la facilité que de faire l'autruche comme il le faisait, mais tout ceci s'était déroulé il y a quelques jours seulement, il n'avait aucun recul et tout ceci était encore trop frais, trop réel dans sa mémoire. "J'en sais rien, avoua-t-il, ignorant la tentative d'Anaïs pour changer de sujet. Je ne sais pas pourquoi ils ne t'ont pas tué et livré aux creux. Oui, il restait un estre. Mais il a été tué et les deux autres sont toujours dans la nature, d'après ce que j'en sais." Autant y aller franco pour remuer le couteau dans la plaie, au point où ils en étaient. Il se décida à affronter son regard mais ne tint pas plus de quelques secondes. "Tu étais dans un état pitoyable," marmonna-t-il pour Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. » Anaïs YoungAdministratrice ★Messages 1357Date d'inscription 02/01/2015Feuille de personnageAvatar Emma LouiseÂge 16 ansParticularité Maîtrise de la glaceSujet Re Voler une banque Mar 14 Aoû - 1301 - Je je le suis toujours, ajoutai-je mentalement. Il ne me regardait même plus. J'avais fait une erreur, je n'aurais pas du parler de ça, j'aurais dû laisser ce sujet enterré et ne jamais le remettre sur le tapis. J'aurais dû l'oublier et le laisser dernière nous. Je me mordis la lèvre, déglutis, et lâchai mes couverts dans l'assiette, l'estomac noué. C'était ma faute s'il était mal maintenant, et je ne pouvais rien faire, pas le prendre dans mes bras, pas l'embrasser. J'étais impuissante, et pitoyable, comme il le disait si bien. Je serrai mes doigts contre mes draps et soupirai longuement, fatiguée. Il valait mieux que je me taise, pour éviter d'empirer un peu plus les choses, sauf que si je me taisais, il prendrait sûrement ça comme un rejet et finirait par partir alors que je voulais juste qu'il reste avec moi. Je persistai donc à changer de sujet, les yeux toujours à fixer le mur à ma droite quand William était à ma gauche - Comment va Orion ?_________________ Les clubs du soir, avec Chaty William O'LearyPrince des Vagabonds ♛Messages 1202Date d'inscription 03/01/2015Feuille de personnageAvatar Hayden ChristensenÂge 18 ansParticularité TéléportationSujet Re Voler une banque Mar 14 Aoû - 1331 William se laissa un peu de temps avant de reprendre le dessus sur ses émotions. Tout ceci avait été difficile à gérer, mais il devait passer outre Anaïs était là avec lui et s'ils ne connaissaient pas les raisons des estres, il remerciait le ciel d'avoir laissé Anaïs en vie. Il chassa l'image de la jeune fille écrasée sur le trottoir, puis ensanglantée. Ce n'était pas de sa faute s'il avait du mal à en parler sans se rétracter dans sa coquille. Il mit quelques minutes à en sortir et à regarder Anaïs, qui elle ne le regardait plus, gênée et penaude d'avoir mis le sujet sur le tapis. Sa petite voix demanda comment allait Orion, dernière tentative pour changer de sujet. Elle s'en voulait, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. Il ne fallait pas. C'était juste lui qui avait un peu de mal à encaisser, elle n'avait rien à se reprocher. Il rapprocha sa chaise du lit et lui prit la main et commença à jouer avec les petits doigts d'Anaïs. Un ange passa, durant lequel il chercha ses mots pour s'excuser de sa réaction. "Désolé. T'as le droit de savoir, c'est juste que c'est pas simple d'en parler. Il va bien, mais je pense qu'il sera moins infernal quand tu rentreras." Un sourire naquit sur son visage et il arqua un sourcil. "Et que tu lui donneras la bouffe qui nous est destiné." Il détestait cette manie et ne savait d'où ça lui venait. Chez lui, la bouffe était trop importante pour la donner au chien. Ils avaient le droit aux os à ronger et c'était tout. Certainement une conséquence de la guerre et de la Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. » Anaïs YoungAdministratrice ★Messages 1357Date d'inscription 02/01/2015Feuille de personnageAvatar Emma LouiseÂge 16 ansParticularité Maîtrise de la glaceSujet Re Voler une banque Mar 14 Aoû - 2306 Grincement de chaise. William s’était rapproché et saisit une de mes mains pour jouer avec mes doigts. Je les serrai autour des siens, persistant à diriger mon regard vers le mur à ma droite. Quelques minutes passèrent avant qu’il ne reprenne la parole. Je tournai timidement la tête vers ses doigts emmêlés aux miens, tandis que je caressai ses phalanges de mon pouce, avant de guider sa main à mes lèvres pour y déposer un baiser. J’allais juste arrêter d’en parler, c’était mieux pour lui et pour moi, tout simplement. Je souris malgré moi. Orion me manquait, c’était vrai. Il remplaçait le chien que j’avais eu quand j’étais petite, et était devenu plus maintenant c’était notre chien. À William et à moi. Un membre du trio, notre protégé. Il m’avait sauvé plusieurs fois déjà, avec les loups pour ne citer que ça. C’était une brave bête, et caresser sa petite tête en dormant sur William me manquait. Et... J’avais cette fâcheuse tendance à lui donner nos restes, chose que William supporte assez mal. Mais c’était contre ma bonne volonté, je ne pouvais pas lutter face à ses yeux doux. - Dis, tu crois que tu pourras me le ramener discrètement ? souris-je en le regardant enfin dans les yeux. _________________ Les clubs du soir, avec Chaty William O'LearyPrince des Vagabonds ♛Messages 1202Date d'inscription 03/01/2015Feuille de personnageAvatar Hayden ChristensenÂge 18 ansParticularité TéléportationSujet Re Voler une banque Mar 14 Aoû - 2350 Anaïs sortit de sa réserve, William en eut la confirmation en sentant ses doigts se serrer autour des siens. Au moins, son initiative avait payé, c'était déjà ça. Il ne restait plus qu'à passer à autre chose. Plus facile à dire qu'à faire, dirait-on. Ils avait déjà beaucoup traversé ensemble, et des choses pas toujours drôles, mais ils allaient réussir à passer au-dessus de tout ça, William en était certain. Les circonstances l'aidaient bien à être sûr de lui. Elle était dans un lit, au chaud, même si ça ne lui faisait ni chaud ni froid, et c'était le cas de le dire. Mais on la soignait. Et elle allait aller mieux rapidement. Même si pour elle, rapidement n'avait pas la même définition. La mention d'Orion éveilla l'intérêt d'Anaïs. ça faisait plusieurs années qu'il faisait partie de la famille, en quelque sorte. Si Orion n'avait pas été visible à ce point dans un environnement aseptisé, il l'aurait déjà ramené. William ne l’admettrait pas à voix haute, mais la compagnie d'Orion lui évitait de redevenir un peu plus dingue qu'il ne l'était déjà. Il tournait moins en rond en sa présence, et il savait qu'Anaïs manquait au clebs, pas autant qu'à lui, mais il se sentait moins seul. Elle le regarda enfin. Il sourit, malicieux. "Oui, ça pourrait s'arranger." Il ne voulait pas lui lâcher la main. Donc il ramena la table dans un grincement jusqu'à lui. Son assiette remplie tinta. Il n'y avait pas touché pour l'instant, mais prit sa fourchette pour y goûter. "C'est encore chaud," Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. » Anaïs YoungAdministratrice ★Messages 1357Date d'inscription 02/01/2015Feuille de personnageAvatar Emma LouiseÂge 16 ansParticularité Maîtrise de la glaceSujet Re Voler une banque Mer 15 Aoû - 1135 Le repas ne fut plus contrarié par des mots fâcheux et fut ponctué de sourires et rires paisibles. C’était plus simple comme ça, et plus agréable aussi. Il tenait toujours ma main en mangeant, et je dus manger de la main gauche. De toute façon mon bras droit peinait à suivre le rythme à cause de mon épaule qui s’était brisée dans la chute. J’utilisai principalement ma main droite de puis ce matin, et c’était très compliqué. Mon poulet retomba plusieurs fois dans mon assiette et je dus soupirer une ou deux fois à cause de cette patience qui commençait à se faire rare. Au final, je mangeai plus pour lui faire plaisir parce qu’il avait pris du temps pour faire son plat, plutôt que par plaisir. Il rangea la table au fond de la chambre avec les vaisselles et se téléporta pour la ramener au chalet, avant de revenir. Il m’aida également à me porter pour que je me lave les dents, et me ramena enfin dans mon lit. Mes cheveux n’étaient pas secs, ni brossés, et je sentais que tout mon corps était embourbé dans la fatigue. Il me devenait réellement difficile d’utiliser mon bras droit, alors mes cheveux... ça allait être compliqué. William s’était réinstallé dans ma chaise juste à côté. J’avais la brosse dans les mains, les triturai, sans trop savoir quoi en faire. - Tu pourrais... m’aider à me brosser les cheveux s’il te plait ..? demandai-je, de nouveau, d’une voix timide. _________________ Les clubs du soir, avec Chaty William O'LearyPrince des Vagabonds ♛Messages 1202Date d'inscription 03/01/2015Feuille de personnageAvatar Hayden ChristensenÂge 18 ansParticularité TéléportationSujet Re Voler une banque Mer 15 Aoû - 1233 William remarqua bien vite qu'Anaïs se débrouillait comme un manche pour se servir de sa main gauche. Les aliments glissaient de sa fourchette pour retourner dans son assiette comme s'ils la fuyaient. Il enleva sa main de la sienne pour qu'elle puisse manger normalement mais constata que de toute façon elle continuait à utiliser sa main non dominante. Elle avait mal au bras droit ? Ou alors, elle se fatiguait trop en l'utilisant ? Quelle qu'en fut l'explication, William ne fit pas de commentaire, sachant que s'il l'avait remarqué, elle devait en avoir conscience et déjà être déçue d'elle-même et se trouver impuissante devant sa faiblesse. Inutile de jeter de l'huile sur le feu, elle le vivait suffisamment mal comme ça. William tenta de faire la conversation en lui souriant et ça marche plus ou moins. Au moins ils passaient du temps ensemble. Une fois le repas terminé, il s'occupa de tout débarrasser et elle put se laver les dents. Elle tombait de fatigue, il le voyait d'ici. Elle se remit au lit, cette fois pour y rester pendant la nuit, et lui demanda de brosser ses cheveux. "Euh, ouais, bien sûr," lui répondit un William désarçonné. Il prit la brosse, la regarda sans trop savoir comment l'utiliser et se décida à brosser les cheveux d'Anaïs. Elle lui dit rapidement d'y aller plus franco pour défaire les nœuds. Il obtempéra, reprit sa place sur la chaise inconfortable et lui tint la main en lui parlant de tout et de rien jusqu'à ce qu'elle s'endorme. Elle était adorable. Et très fatiguée aussi. William lui caressa le dos de la main puis finit par s'endormir, du moins le crût-il. Parce qu'en vérité, il se leva, prit la carte d'accès au nom d'Anaïs et sortit de la pièce. Il se réveilla quatre heures plus tard en sursaut, aux environs de minuit. La chaise lui faisait mal aux fesses et au dos, il était très mal installé. Il mit un peu de temps à comprendre où il était, et en face de lui, Anaïs dormait toujours. Il se leva et rentra sans bruit au Chalet. Orion vint le voir en trottinant. William se servit un verre d'eau et s'assit dans le canapé. Le chien vint se caler contre lui et il lui caressa la tête. Il posa son verre sur la table basse et finit par piquer du nez dans le pelage d'Orion. Un cauchemar vint écourté sa nuit, au grand dam d'Orion qui se fit éjecté du canapé. William se fit un café pour tenir le coup et commença à fouiller dans les placards, en quête de quelque chose qui pourrait distraire Anaïs durant son séjour à l'Institut. Un ballon ne semblait pas trop indiqué dans un hôpital. Il finit par dénicher une boîte en bois qu'il ne connaissait pas. Elle contenait de la peinture, une palette et des pinceaux. Il trouva à côté une chemise avec des feuilles à dessin. Comme il n'y connaissait rien, il se dit qu'il embarquerait le tout pour aller voir Anaïs. Ce qu'il fit quelques heures plus tard en entrant dans la chambre d'Anaïs, tout guilleret - et inconscient qu'il lui manquait quatre heures de sa nuit. Il s'assit sur le lit et l'embrassa rapidement, avant de lui montrer ses trouvailles. "Salut princesse ! Regarde ce que je t'ai apporté !"_________________ Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. » Anaïs YoungAdministratrice ★Messages 1357Date d'inscription 02/01/2015Feuille de personnageAvatar Emma LouiseÂge 16 ansParticularité Maîtrise de la glaceSujet Re Voler une banque Mer 15 Aoû - 1311 Réveillée vers neuf heures, je devais avouer que je m'ennuyai beaucoup beaucoup trop dans cette pièce. Je ne pouvais pas me lever, pas sortir, pas retourner au chalet, pas jouer avec Orion, pas lire - je n'avais aucun livre sous la main - rien à regarder pas de paysage, pas de télé comme un chalet, juste un mur blanc et fade, personne à qui parler si ce n'était les infirmières qui venaient me demander si j'avais besoin de quelque chose et à qui je répondais automatiquement "non merci" pour ne pas les déranger bien que ce soit leur boulot. Heureusement que William vint me sauver, environ une heure après mon réveil, muni d'une boîte en bois et d'une chemise rendue épaisse à cause de son contenu. Il paraissait tout content, alors que le contenu de celle-ci restait un mystère pour moi. Il m'embrassa rapidement, s'assit à mes pieds et me tendit la boite. Je l'ouvris. De la peinture ? J'arquai un sourcil en relevant les yeux vers lui. Où est-ce qu'il avait trouvé ça ? Je n'en avais pas fait depuis des années aussi, je doutais fortement de mes capacités en dessin et en peinture mais.. ça pouvait passer le temps. J'en déduis qu'il avait des feuilles ou quelque chose dans ce genre dans la chemise cartonnée qu'il tenait dans ses mains. Mais où est-ce que tu as trouvé tout ça ?, l'interrogeai-je. Je pris un tube de couleur bleu dans ma main et un pinceau, j'ouvris le bouchon et fus surprise de l'odeur. Peut-être elle était périmée, d'où l'odeur ? Quoi qu'il en soit je plongeai la petite pointe dans le tube, comme pour vérifier si c'était bien de la peinture. Il me tendit une feuille et je posai le pinceau dessus, comme une enfant. Je n'avais aucune idée de quoi faire avec, et plus le temps passait, plus l'odeur me rebutait mais tant pis. De son côté, il avait aussi ouvert la peinture, en avait mis sur son doigt et l'avait un peu étalée sur la feuille, avant de diriger sa main pleine de peinture sur mon nez et de m'en mettre dessus. Surprise, je restai quelques secondes sans réaction à le dévisager, puis pris mon pinceau, remis de la peinture dessus, et tentai de me venger en lui en mettant sur la joue. Sauf que cet être bien pensant évita subtilement la pointe, l'esquiva même, et qu'elle laissa une traînée non pas sur sa joue, mais sur son t-shirt. Il me dévisagea, je fis de même avant d'éclater de Les clubs du soir, avec Chaty Dernière édition par Anaïs Young le Mer 15 Aoû - 1910, édité 1 fois William O'LearyPrince des Vagabonds ♛Messages 1202Date d'inscription 03/01/2015Feuille de personnageAvatar Hayden ChristensenÂge 18 ansParticularité TéléportationSujet Re Voler une banque Mer 15 Aoû - 1426 "Au Chalet. Je ne sais pas à qui ça peut être." Mais je me suis servi. En même temps, ici elle profiterait à quelqu'un ! William ne savait pas dessiné, mais ça n'avait pas d'importance. Peut-être qu'Anaïs allait lui montrer un de ses talents cachés... Mais non, elle paraissait tout aussi douée que lui avec un pinceau. La jeune fille ouvrit un des tubes qui laissa échapper une drôle d'odeur. Peut-être était-ce le renfermé ? William utilisa la peinture qu'elle venait de mettre sur la palette et y mit le bout du pinceau, avant de tracer un trait malheureux sur l'une des feuilles. Mouais, il ne serait pas artiste plus tard, à moins d'un sursaut d'inspiration, un éclair d'illumination. Un miracle, quoi. En attendant, il trouvait bien plus drôle d'embêter Anaïs avec. Il trempa son doigt dans le rouge. La texture était étrange, presque glissante. Qu'est-ce qu'il avait été faire à chercher cette peinture étrange ? Il ne se posa pas plus la question et en mit plutôt sur le bout du nez d'Anaïs qui ne s'y attendait pas. Elle avait à présent du rouge sur le nez, et William la regardait, hilare... Jusqu'à ce qu'elle réplique. Il esquiva à moitié le geste et une traînée rouge atterrit sur son tee-shirt. "Ah bah c'est du joli ! Attends, je l'enlève pour ne pas en mettre partout." Il ôta son tee-shirt pour se retrouver torse nu et se rassit près d'elle, puisqu'elle s'était mise en tailleur pour être plus à l'aise. Il était en train de se dire que s'ils en mettaient sur les draps du lit, ça risquait de se voir à dix kilomètres vu leur blancheur, quand un coup de pinceau sur son épaule le fit frisonner. Il la regarda. La sensation était étrange, et le geste n'avait plus du tout la même signification, tout à coup. Bien plus adulte qu' Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. » Anaïs YoungAdministratrice ★Messages 1357Date d'inscription 02/01/2015Feuille de personnageAvatar Emma LouiseÂge 16 ansParticularité Maîtrise de la glaceSujet Re Voler une banque Mer 15 Aoû - 1756 William retira son t-shirt et je lui adressai un sourire innocent. Je m’assis en tailleur, le dos contre la tête de lit pour être soutenue par quelque chose, et il se rapprocha un peu. Mon pinceau toujours en main, je le tendis une nouvelle fois et le fis glisser sur l’épaule. Nos regards se croisèrent. Je poursuivis ma ligne de peinture sur son pectoraux puis descendis un peu plus vers ses abdominaux avant de lui sourire de toutes mes dents. Il avait eu une très bonne idée finalement, j’adorais cette activité ! Je lui fis deux traits sur la joue droite puis remis de la peinture sur mon pinceau, avant de relever les yeux vers lui et de déclarer - Quoi ? C’est bien plus amusant que sur du déposai mes lèvres sur les siennes, l’embrassant lentement mais intensément, en prenant mon temps pas comme dans le bain hier. Puis je descendis sur sa joue gauche donc propre et son cou sans pouvoir m’empêcher d’y glisser ma langue. Si j’avais d’abord été réticente à l’idée de mettre mes doigts dans la peinture, je pris un tube et en posai une petite goutte sur mon doigt, avant de caresser des clavicules, ma bouche toujours occupée à l’embrasser dans le cou. Quand je relevai les yeux, deux lignes barraient son torse. Je repris le pinceau que j’avais coincé entre mes jambes et me remis à tracer les courbes de ses muscles. - J’aime beaucoup te peindre dessus c’est reposant, constatai-je, taquine. _________________ Les clubs du soir, avec Chaty William O'LearyPrince des Vagabonds ♛Messages 1202Date d'inscription 03/01/2015Feuille de personnageAvatar Hayden ChristensenÂge 18 ansParticularité TéléportationSujet Re Voler une banque Mer 15 Aoû - 1904 Le contact était humide et froid. Elle s'éclatait à tracer les lignes de son torse, à peinturlurer son corps et William ne savait pas quoi en penser. Il lui faisait face, la regardait et la sentait faire sans rien dire. Cette sensation était très étrange... Mais Anaïs avait l'air d'une petite fille toute contente, avec un peu de malice en plus quand elle constatait par des frissons ou des expressions fugaces qu'il ne restait pas insensible à ses coups de pinceau. Et son prétendu talent n'y était pour rien. Il n'était pas franchement rassuré quand il la vit lever son pinceau et l'approcher de son visage, mais elle se contenta heureusement de faire des traits sur ses joues, à la manière des indiens. Elle se rattrapa bien vite de ses bêtises en l'embrassant lentement. William se laissa faire, se joignit au baiser, eut envie de la prendre dans ses bras et de ne plus jamais la lâcher. Mais non, il était plein de peinture et ils étaient à l'Institut. Bon sang, elle jouait avec lui, il ne pouvait rien faire sans tout salir, c'était frustrant. Elle fit glisser sa bouche contre lui, prolongeant le contact, lui toucha l'épaule, puis s'éloigna. William émit un grognement. "Reposant" n'était pas le terme qu'il aurait choisi. Elle avait repris le pinceau, réinstaurant la distance entre eux. A un moment, il n'y tint plus et utilisa ses paumes pour rapprocher le visage d'Anaïs du sien avant de l'embrasser. En prenant bien son temps à son tour. Il sentit le pinceau resté en suspens toucher son ventre. Merde pour la peinture. "Reposant, vraiment ?" sourit-il, malicieux, lorsqu'ils se Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. » Anaïs YoungAdministratrice ★Messages 1357Date d'inscription 02/01/2015Feuille de personnageAvatar Emma LouiseÂge 16 ansParticularité Maîtrise de la glaceSujet Re Voler une banque Mer 15 Aoû - 1941 J'avais continué à m'amuser sur son torse encore plusieurs minutes, jouant sur le fait qu'il n'était pas insensible du tout aux caresses du pinceau contrez sa peau, ni à mes lèvres. Quand il n'y tint plus, il attrapa mes joues entre ses paumes de main et approcha mon visage du sien pour m'embrasser. Je lui rendis son baiser en faisant attention à ne pas m'en mettre sur le t-shirt. Je hochai la tête pour répondre à sa question et me remis à la peinture, changeant de temps à autre de couleur pour m'amuser, jouant avec ses formes, sa peau, ses frissons petite trace sortait des autres lignes, alors je mis un peu de salive sur mon pouce, et frottai un peu. ça ne partit pas. Je frottai avec plus d'insistance, puis fronçai les sourcils. Ok, ça partait vraiment pas. Soucieuse, je pris les tubes de peinture qui traînaient sur la feuille blanche et lut ce qui était écrit dessus. "Oil paint". De la peinture à l'huile ? Depuis quand ça existait ? Et comment on faisait pour la nettoyer ? Je jetai un coup d'oeil désolé à son t-shirt sûrement mort maintenant, et lui annonçai la triste nouvelle - William... ça part pas. C'était pour ça l'odeur d'ailleurs ? Les infirmiers allaient le sentir, c'était sûr et certain. - C'est de la peinture à l'huile. Euh... Je crois que tu vas avoir du mal à la Les clubs du soir, avec Chaty William O'LearyPrince des Vagabonds ♛Messages 1202Date d'inscription 03/01/2015Feuille de personnageAvatar Hayden ChristensenÂge 18 ansParticularité TéléportationSujet Re Voler une banque Mer 15 Aoû - 2003 Elle continua son manège et William avait maintenant l'impression d'être une pinata sur pattes toute colorée. Ou un arc-en-ciel dessiné par un gosse de trois ans, au choix. Il n'avait pas vraiment envie de se regarder dans le miroir. Y manquerait plus qu'elle ait dessiné un sourire au milieu de toutes ces lignes de couleur entrelacées. Il serait bien incapable de le voir de son point de vue, elle serait la seule à contempler son œuvre. Il la sentit frotter avec son doigt et la regarda lire un des tubes de peinture, les sourcils froncés. Son expression n'augurait rien de bon pour lui. De la peinture à l'huile ? C'était pour ça que ça sentait si fort ! ça et parce qu'on ne savait pas depuis quand elle dormait dans ces tubes au fin fond du placard. Et alors ? ça voulait dire quoi pour lui ? Que la peinture ne s'enlève pas à l'eau, comprit-il aussitôt. Il leva les yeux au ciel en souriant. Sérieusement ? Elle venait de lui en tartiner partout et ça ne s'enlevait pas à l'eau ? Il avait envie de rire, incrédule. Bon, eh bien il faudrait frotter. Avec quoi pouvait-on enlever de l'huile ? D'autre huile ? De l'essence ? Beaucoup de savon ? "Eh bah va falloir frotter, répondit-il. Tu m'en as vraiment mis partout là ?" Il regarda ses bras et ses mains qui elles semblaient bien Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. » Anaïs YoungAdministratrice ★Messages 1357Date d'inscription 02/01/2015Feuille de personnageAvatar Emma LouiseÂge 16 ansParticularité Maîtrise de la glaceSujet Re Voler une banque Mer 15 Aoû - 2022 - Euh non, mentis-je. Non non ça va, euh, y en a pas parut désabusé et arqua un sourcil l'air de dire "t'es pas crédible Anaïs" et je lui souris innocemment, l'air de répondre "ahah c'est pas vrai". Il observa ensuite l'étendue des dégâts et j'étalai avec ma main son torse pour avoir le plus de peinture dessus et pouvoir m'essuyer sur la feuille blanche qui restait, chose qui ne fonctionna pas réellement comme prévue. Ma main désormais tachée aussi, je fus bien embêtée à devoir la garder en l'air pour ne pas salir les draps du lit, ni mes propre vêtements. Je jetai un coup d'oeil à William, coupable. Peut-être que c'était une erreur au final... Je pris la feuille, la pliai pour n'avoir que le côté propre et frottai de nouveau son torse pour en éponger le plus possible, avant d'être prise d'un fou rire incontrôlable devant sa tête. Ok ok, j'avais fait une erreur et je m'enfonçai en essayant de la réparer, mais sa tête était à mourir de rire. Je glissai ma main propre dans son cou et posai mon avant bras sur son épaule où la peinture avait séché, pour être proche de ses Mais vois le bon côté des choses je peux t'aider dans la douche à frotter ! _________________ Les clubs du soir, avec Chaty William O'LearyPrince des Vagabonds ♛Messages 1202Date d'inscription 03/01/2015Feuille de personnageAvatar Hayden ChristensenÂge 18 ansParticularité TéléportationSujet Re Voler une banque Mer 15 Aoû - 2042 Anaïs lui dit que non non franchement il n'y en avait pas vraiment beaucoup elle ne savait pas pourquoi il demandait ça. William, pas du tout dupe, arqua un sourcil devant sa réponse hasardeuse. Son sourire le fit lui-même sourire sans qu'il puisse avoir son mot à dire. Elle frotta sa main sur son torse, la releva, essaya de s'essuyer sur la feuille blanche. William la regarda faire, pas convaincue du tout, attendant que son idée lumineuse se dévoile, le moment où il comprendrait comment elle allait réussir avec brio à retourner la situation en sa faveur... Qui n'arriva jamais. Ah non, elle se mit carrément à essayer de nettoyer ses conneries avec la feuille blanche, ce qui marcha un peu près aussi bien que la tentative d'essuyage de main effectuée deux secondes plus tôt. Mais qu'est-ce qu'elle fichait ? Il était dans de beaux draps si elle avait d'autres idées aussi brillantes dans les minutes à venir. Elle se mit à rire devant son incrédulité, ou peut-être devant le fait qu'il pensait que, finalement, ce n'était pas plus mal qu'elle soit internée dans un asile, parce que ce qu'elle faisait actuellement était aussi inutile que ridicule. Elle se rapprocha de lui pour tenter de se faire pardonner ? et lui dit qu'il aurait son soutien pour le nettoyage. Il sentait la situation glissante au propre et au figuré arriver à grands pas lui et elle dans une douche ? L'idée était bonne, mais plus tard. Là, il y avait fort à parier qu'il finirait tout seul, tout ça parce qu'elle était encore en convalescence. Il croisa les bras, dubitatif. Il allait vraiment avoir du mal à tout enlever. "Parce que tu es en état de le faire, peut-être ?"_________________ Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. » Anaïs YoungAdministratrice ★Messages 1357Date d'inscription 02/01/2015Feuille de personnageAvatar Emma LouiseÂge 16 ansParticularité Maîtrise de la glaceSujet Re Voler une banque Mer 15 Aoû - 2059 Il croisa ses bras sur son torse. Douche froide. Il me rappelait juste que je ne pouvais rien faire, que je n'étais en état de ne rien faire. Si je n'y avais plus pensé durant ce temps avec lui, il venait juste de m'envoyer balader et pas de la meilleure des manières. Je savais que je ne parviendrais même pas à me lever, j'avais déjà testé hier, et ce matin aussi, avant qu'il n'arrive, pour finalement me faire ramasser par une infirmière. Je le savais que je ne pouvais même plus être son égale, que j'étais faible et pitoyable. Pas la peine de me le rappeler. Vexée, je posai le pinceau sur la table de chevet. J'avais déchanté si vite et mon sourire avait si vite disparu qu'il ne comprit peut-être pas. Dans tous les cas je remis mes pieds dans les draps, m'allongeai et tournai la tête parce que mon corps ne me permettait même pas d'être seule. C'était ridicule. Je ne pouvais pas partir en claquant la porte, j'étais enchaînée au lit à devoir rester avec lui qui me renvoyait à ma place de faible et misérable. Il croyait que j'allais le prendre comment sérieusement ? Je ne pouvais pas tenir debout, je ne pouvais rien faire. Pourquoi il m'avait emmené hier alors ? Par pitié. Qu'il la garde, qu'il parte. Je n'avais pas besoin qu'on me rappelle que j'étais qu'une incapable, je me le rappelais déjà suffisamment toute seule. - Bah pars Les clubs du soir, avec Chaty William O'LearyPrince des Vagabonds ♛Messages 1202Date d'inscription 03/01/2015Feuille de personnageAvatar Hayden ChristensenÂge 18 ansParticularité TéléportationSujet Re Voler une banque Mer 15 Aoû - 2111 Le visage d'Anaïs se referma si vite qu'il n'eut pas le temps de le voir venir. Lui qui blaguait à moitié se trouvait bien. Elle abandonna son matériel et se mit au lit aussitôt. A cause d'une phrase à moitié sérieuse, elle allait lui faire la gueule ? Ils venaient juste de passer un bon moment, il y a deux minutes elle riait comme une gosse parce qu'elle lui avait colorié le corps et que ça ne partait pas, et tout à coup elle se braquait et lui disait de partir ? Il était censé comprendre quoi ? Comment voulait-elle qu'il suive de telles sautes d'humeur ? Il n'avait pas pensé à mal, son projet était voué à l'échec de toute façon, elle était pour l'instant trop fragile pour ça, ça n'avait pas été une critique, juste un fait. Pourquoi elle ne pouvait pas aller de l'avant et juste arrêter de vouloir aller trop vite ? Elle allait faire très vite des progrès mais pour l'instant c'était comme ça. Décidément, elle prenait très mal le fait d'être dépendante à qui que ce soit. "Anaïs..." commença-t-il. Il voulut poser une main sur son épaule, mais sa main était pleine de peinture. Il la laissa retomber, ne sachant pas trop comment réparer sa bévue qui n'en était pas vraiment une. Si elle avait pu, elle lui aurait certainement tourné le dos. "Je pensais pas à mal." Je savais pas que tu le prendrais si Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. » Anaïs YoungAdministratrice ★Messages 1357Date d'inscription 02/01/2015Feuille de personnageAvatar Emma LouiseÂge 16 ansParticularité Maîtrise de la glaceSujet Re Voler une banque Mer 15 Aoû - 2124 "Je pensais pas à mal" la belle affaire. Il n'avait pas pensé à mal, qu'est-ce que j'étais avancé avec ça. Toujours coincée dans mon lit, avec lui me répétant que même prendre une douche je n'étais plus apte à le faire. Qu'est-ce que ça m'aidait. Pour toute réponse, je haussai les épaules. Dans tous les cas le mal était fait. Je haïs ce corps incapable et me mordis l'ongle de l'annulaire de ma main propre. Je me lèverai quand il serait parti pour me laver la main salie de peinture à l'huile. Je m'en fichais, je me lèverai et ferai la route jusqu'à la salle de bain, même si je devais avoir mal ou tomber, ce n'était pas négociable et mon corps n'y échapperait n'avais toujours pas répondu à la tentative désespérée de William de se faire pardonner, et je n'avais pas envie d'y répondre fallait dire. J'étais trop rancunière pour ça, et trop réaliste vis-à-vis de mes conditions actuelles pour accepter de tels mots, mais je saluai l'effort, la tentative et l'espoir. C'était du beau jeu, mais hélas, pas suffisant pour rattraper sa bévue. Tant pis, il allait devoir attendre que je digère ça, il n'y avait plus rien à faire pour le moment, excepté partir et me laisser Laisse tomber. Va te ne le regardais toujours pas, le regard visé Les clubs du soir, avec Chaty William O'LearyPrince des Vagabonds ♛Messages 1202Date d'inscription 03/01/2015Feuille de personnageAvatar Hayden ChristensenÂge 18 ansParticularité TéléportationSujet Re Voler une banque Mer 15 Aoû - 2136 Anaïs ne décolérait pas. La patience de William s'effilochait à vitesse grand v. Il avait essayé de lui faire plaisir, ce qui avait bien marché jusqu'à ce qu'elle se braque à cause d'une phrase à la con, qui en plus était vraie ! Elle abusait clairement, elle lui en mettait partout et elle lui disait de dégager aussi vite, une fois son petit numéro terminé. Qui s'était vraiment fait avoir, dans l'histoire, hein ? William sentit la moutarde lui monter au nez. Il n'avait pas envie de lui faire une scène, inutile de perdre son temps, elle était vexée et n'en démordrait pas. Sa fierté à la con, il en avait par-dessus la tête. Très bien, puisqu'elle était décidée, inutile de traîner ici. Il se débrouillerait bien tout seul, pas comme certains. Blessé par son rejet, il ramassa son tee-shirt d'un geste rageur. Il lui laissait sa peinture, elle aimait tellement jouer avec, il n'avait pas le cœur de les séparer. "Très bien. Fais-moi signe quand t'as encore envie de t'amuser. Oh, et puis dis bien bonjour à Thomas, à lui tu lui parleras, ajouta-t-il, sarcastique, avant d'ouvrir puis de claquer la porte derrière lui. Putain ! C'est pas possible d'avoir une fierté à la con comme ça," grinça-t-il pour lui-même en remontant le couloir Il croisa seulement une infirmière sur son chemin, qui le regarda passer d'un drôle d'air. "Un problème ?" demanda-t-il, légèrement agressif. Non ? Bah très bien, alors l'ouvre pas. Il regagna le Chalet silencieux, encore tout peinturluré. Le pire, c'est qu'il ne savait pas comment l' Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. » Anaïs YoungAdministratrice ★Messages 1357Date d'inscription 02/01/2015Feuille de personnageAvatar Emma LouiseÂge 16 ansParticularité Maîtrise de la glaceSujet Re Voler une banque Mer 15 Aoû - 2254 William claqua la porte en portant. J'eus l'impression que les murs en tremblèrent et je ne sus plus quoi faire. Je n'avais pas l'heure, pas d'infirmière, je ne pouvais pas me défouler, je je. Rien. Il n'y avait rien à faire. J'avais blessé William, il était parti en m'en voulant, j'étais risible, pitoyable. Je n'avais pas la force pour lui courir après, physiquement et mentalement. J'étais maintenant toute seule, dans la chambre, toute seule avec moi-même et mon corps cassé, sans avoir rien d'autre à faire que penser, à moi, à William, aux estres, aux creux, à la maison de Miss Tit qui ne m'était pas venu à l'esprit depuis très longtemps, à la vie de William si j'étais morte, à ma mort si j'étais que je bouge, définitivement, que je fasse autre chose que penser en gelant la couche supérieure de mes draps je devais je devais. Marcher. Exactement. J'allais marcher, me mettre debout, tant pis si je tombai, tant pis tant pis. Je retirai le draps de mes jambes, posai mes pieds au sol. J'étais tombée hier, je retomberai aujourd'hui. Tant pis tant pis. Je me retins à la table de chevet, le pinceau tomba et je n'y fis aucunement attention. Je me redressai, droite, entièrement droite, et sentis mes jambes flancher, trembler, mon bassin grincer de mécontentement, mon dos m'ordonner de me rallonger. Je ne les écoutai pas, obstinée à rester debout, à marcher. Mais c'était comme si mon dos ne voulait pas être assez souple pour me permettre de faire un pas. Je mis mécaniquement un pas devant un autre, rigide et incapable de faire un quelconque geste souple. C'était discordant, brut, hésitant. Et mon dos me fit souffrir. Je serrai les dents. Tant pis tant pis. J'avançai, une épaule collée au mur, la tête baissée, jusqu'à la petite salle de bain à côté. J'allais y arriver, difficilement, douloureusement, forçant sur tout mon corps pour qu'il tienne debout jusqu'à la fin du trajet, quand une infirmière entra avec mon plateau. Surprise de me voir debout, elle m'ordonne presque immédiatement de retourner dans mon lit, me disant que j'allais juste me faire encore plus de mal. Sauf que j'étais incapable de refaire ce que je venais de faire une seconde fois, alors je me laissai glisser le long du mur. L'infirmière m'aida à me relever et à marcher jusqu'à mon lit, me fit manger, et m'annonça que Thomas allait revenir dans deux heures. Alors je dormis, pour passer l'ennuie et la torture de n'être qu'avec moi-même. Quand il entra, je divaguai un peu dans de sombres pensées, les yeux dans le vague. Heureusement il m'en sortit rapidement, et recommença les massages pour chauffer mes muscles et les rendre moins rigides. Il me laissa le temps de remettre mon soutienn-gorge et mon t-shirt puis déclara que j'allais marcher. Je lui répondis alors que ça c'était plutôt mal passé tout à l'heure et il rit en me répondant qu'une infirmière l'avait déjà mis au courant et qu'il trouvait que c'était déjà un bon début malgré tout. Il me tendit son bras, je n'eus pas trop le choix, et une fois à l'autre bout de la pièce, il me dit de retourner à mon lit toute seule sans me tenir à rien. Je lui jetai un regard style "la bonne blague, allez tenez moi" chose qu'il ne fit pas, et bien évidemment, je me ramassai presque sur la route, Thomas me retenant de justesse. Mon dos et mon bassin étaient du même avis que moi, je devais rester assise ou alors que quelqu'un me tienne. Et il recommença, encore et encore. Mes genoux mes coudes mes jambes le haut de mon dos ; tout mon corps me disait que c'était suffisant pour aujourd'hui et que j'étais fatiguée. A dix huit heures, il me dit qu'il me laissait pour aujourd'hui, que de toute façon quelqu'un m'attendait depuis presque trente minutes. Quelqu'un ? Je passai mon regard sur la pièce et trouvai William dans un coin. Je ne l'avais pas vu, effectivement. Je pinçai les lèvres, remis mes pieds dans le lit et dis au revoir à Thomas, qui s'éclipsa n'avais pas la force de faire face à William ou au silence pesant qui s'était déjà installé. Je ne lui en voulais plus, j'étais juste trop fatiguée pour supporter si lui m'en voulait encore. Et puis j'avais mal partout à cause de Thomas. Je me mis sur le côté, dos à lui dans son coin, un bras sous la tête, les yeux clos. Et je Les clubs du soir, avec Chaty William O'LearyPrince des Vagabonds ♛Messages 1202Date d'inscription 03/01/2015Feuille de personnageAvatar Hayden ChristensenÂge 18 ansParticularité TéléportationSujet Re Voler une banque Mer 15 Aoû - 2328 William avait soupiré quand Orion l'avait fui à cause de l'odeur particulière de la peinture à l'huile. Il avait enlevé chaussures, chaussettes, pantalon et caleçon dans la salle de bains et s'était glissé sous l'eau. Évidemment, même sous l'eau rien n'était parti. A peine avait-il pu enlever un morceau de peinture collé à son poignet avec les ongles. tout avait séché, il était dans la merde. Il ressortit de la douche, ne se regarda même pas dans le miroir avant de chercher ce qui pourrait l'aider. Il mit une serviette autour de sa taille et entreprit de fouiller la salle de bains. Il n'avait aucune idée de ce qui pouvait enlever de la peinture à l'huile. Dans le placard de l'entrée, il finit par trouver une brosse, peut-être réservée aux chaussures à l'origine, mais qui de toute évidence n'avait jamais servi, et frotta une fois revenu sous la douche. Il avait la peau rouge et se rendit compte qu'il frottait trop fort quand la peau se déchira, laissant apparaître un peu de sang. Il respira aussi profondément que possible pour ne pas céder au découragement. Il en avait marre putain, marre de cette journée qui avait pourtant très bien commencé. Il prit son mal en patience et finit par enlever un peu près tout, en finissant par les joues. Sa peau le tirait. En plus, il avait laissé l'eau chaude couler si longtemps à faible débit sur son dos que la salle de bains était envahie de buée. Il l'éteignit. La salle de bains lui parut sombre, froide, impersonnelle. Les morceaux de peinture constellaient le sol de la douche et il ralluma le jet, le réglant sur un coup de tête sur le plus froid possible. L'eau glaciale lui fit l'effet d'une gifle qui affuta son esprit. Il pouvait comprendre ce que Anaïs ressentait. Mais elle allait devoir se mettre dans la tête qu'elle devait non seulement accepter l'aide des autres mais aussi accepter qu'elle en ait besoin. C'était pas sorcier pourtant ! Mais non, cette tête de mule se mettait au fond du trou toute seule. C'était crétin. Sa peau lui faisait mal. Après avoir mis un tee-shirt et surtout constaté que les frottements du tissu ne lui faisaient pas que du bien, il décida de l'enlever et d'aller nager dans le lac. Orion l'accompagna jusqu'à la berge, lui se perdit dans l'eau sombre, nagea jusqu'à n'en plus pouvoir et fit la planche pour reprendre son souffle. Vu d'ici, le ciel clair était immense. Seuls quelques petits nuages se risquaient à le défier. William resta un temps indéfinissable dans l'eau, ressortit et se sécha. L'eau asséchait encore sa peau qui avait morflé, il fallait qu'il trouve de la crème ou je ne sais quoi dans les prochaines heures pour que ça évite d'empirer. Heureusement qu'elle n'avait pas mis de peinture dans son dos. Il se posa sur un rocher pour sécher au soleil, et alla se rincer en dix secondes avant de se rhabiller avec un tee-shirt léger. ça allait faire l'affaire. Il mangea sommairement et repartit dans la forêt, Orion sur les talons. Il revint vers 17h. La fatigue commençait à se faire sentir. A cause de son cauchemar de cette nuit qui avait abrégé sa nuit ? Peut-être. Il somnola sur le canapé puis finit par se rendre à l'évidence il fallait qu'il aille voir Anaïs. Il était toujours remonté contre la réaction qu'elle avait eu. Il donna à manger à Orion, puis revint à l'Institut. Il se téléporta directement dans la chambre sans prendre le temps de frapper avant d'entrer. Thomas était encore sur place et poussait Anaïs dans ses retranchements tout en l'empêchant d'aller trop loin. C'était son rôle, après tout. Il savait ce qu'il faisait, normalement. Anaïs ne parut pas se rendre compte de sa présence, concentrée sur ce qu'on lui demandait... Ou alors elle le cachait bien. Quand Thomas partit, elle lui tourna le dos, encore. Peu importait. William n'était plus vraiment en colère, même si pour le coup ce n'était pas lui qui était en tort. Il devait juste clarifier les choses. Et rapidement, elle devait être épuisée après ses efforts. "Il va falloir que tu te fasses à l'idée que t'as besoin des autres, pour le moment. ça aurait été le cas de tout le monde dans ton cas. Je comprends pas pourquoi t'en as honte," énonça-t-il d'une voix égale sans bouger de son Elle est mon plus grand péché, et j'irai avec joie en enfer pour elle. » Anaïs YoungAdministratrice ★Messages 1357Date d'inscription 02/01/2015Feuille de personnageAvatar Emma LouiseÂge 16 ansParticularité Maîtrise de la glaceSujet Re Voler une banque Mer 15 Aoû - 2353 William n'approcha pas, il parla juste. Il paraissait calme, au contraire de quand il était sorti tout à l'heure. Je n'ouvris pas immédiatement les yeux, pensive. Il ne mettait en réalité le doigt que sur une seule partie du problème je ne voulais pas dépendre de qui que ce soit parce que j'avais un corps et j'étais supposée savoir m'en servir. Je ne voulais pas dépendre de qui que ce soit parce que je ne voulais pas déranger à demander à aller aux toilettes toutes les heures, ils avaient très certainement bien mieux à faire que moi. Je ne voulais pas déranger qui que ce soit. Je ne voulais pas dépendre de qui que ce soit parce que j'avais besoin d'être indépendante. Non pas par fierté, mais simplement pour ne pas déranger, parce que j'avais besoin d'être active, de servir à quelque chose, pas d'être un poids lourd et inutile à porter, qui ne savait rien faire de ses dix doigts. J'avais besoin d'être utile et de me débrouiller par mes propres moyens, pas de forcer ma timidité à demander aux autres de faire des choses pour moi, ce qui me mettait généralement particulièrement mal à l'aise. Je me mordis la Je ne veux pas prendre du temps à des personnes qui ont bien mieux à faire que de s'occuper de moi, c'est tout. Je ne veux pas déranger, parce que... je suis trop timide pour demander de l'aide, ça me met mal à l'aise de recevoir l'attention que les infirmières me donnent, et je ne veux pas de ça. Ce n'est pas de la fierté William, je préfère juste faire le moins de bruit possible et me débrouiller par moi-même sans demander de l'aide, sans déranger avouai-je en ayant conscience que je me répétais, mais je peinais à m' déglutis et me remordis l'annuaire, mon autre main étant toujours décorée par la peinture. J'avais désespérément envie de changer de sujet, ne me sentant pas du tout à ma place. - C'est possible de changer de sujet maintenant ..? proposai-je d'une voix peu Les clubs du soir, avec Chaty Contenu sponsoriséSujet Re Voler une banque Voler une banque Page 5 sur 9Aller à la page 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9 Permission de ce forumVous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forumPECULIAR WORLD Autres boucles
Inséparable de la légende du Far West, le revolver fut au XIXe siècle une arme révolutionnaire qui profita de nombreuses évolutions technologiques et participa de la création des États-Unis. Le revolver est pour l’Amérique un objet historique, culturel et artistique mêlant subtilement l’American Dream, Clint Eastwood et une très sanglante conquête de l’ouest ». Un cocktail très exotique à nos yeux bene cet article est long bien qu’illustré d’images et clôturé par un admirable quiz final. Il ne saurait être plus court. Souviens-toi que tu n’as pas appris à lire, écrire ou marcher en 3 minutes. L’apprentissage requiert un peu d’efforts pour un résultat souvent gratifiant tu peux également te faire des cadeaux pour te récompenser. L’article peut aussi être lu en plusieurs fois…Colt Navy modèle 1851 gravé par Gustave Young, crosse en ivoire © Pinterest Un pur produit américainDepuis l’invention chinoise de la poudre noire, les armes à feu n’eurent de cesse de se perfectionner. Partout dans le monde, de constantes innovations et améliorations augmentaient l’efficacité de ces armes et diminuaient mathématiquement la durée de vie des types qui n’innovaient pas. Au début du XIXe siècle, voilà près de 1000 ans que l’humain manipule laborieusement la poudre noire pour actionner des armes lourdes et massives, risquant régulièrement sa peau à vouloir dégommer celle de son voisin. Triste condition à laquelle un artiste anglais, Joshua Shaw 1776 – 1860 mit fin avec beaucoup de panache et un peu de plagiat – car Shaw perfectionna l’invention de son compatriote Alexander John Forsyth 1768 – 1843 et déposa un brevet en 1822. Alors que les pistolets fonctionnaient jusqu’ici avec un mécanisme à silex permettant d’enflammer la poudre noire et d’éjecter le projectile, Joshua Shaw invente de petites capsules de cuivre remplies de fulminate de mercure scellées par une goutte de vernis. La capsule est disposée sur une tige creuse ou cheminée » et vissée sur la culasse. Lorsque le marteau de l’arme vient frapper la capsule, l’explosion du fulminate enflamme la charge à percussion utilisant des capsules de fulminates de mercure. In Armes à Feu de Légende, voir bibliographie. Système à percussion utilisant des capsules de fulminates de mercure. In Armes à Feu de Légende, voir bibliographie. D’une simplicité enfantine, ce système ouvrit la voie à la création des premiers revolvers et acta ainsi la fin des pistolets à silex à un ou plusieurs coups. Les cartouches ne tarderont pas à apparaître mais pour le moment, le tireur doit charger chaque chambre du barillet de poudre noire et d’un projectile parfois d’une bourre mais cette dernière ne semble pas systématique durant les premières années. Par ailleurs, la bourre n’a ici rien à voir avec l’expression être à la bourre », j’ai vérifié.Détail du barillet et des cheminées sur lesquelles placer les capsules. Colt Dragoon poudre noire © Drouot Online Samuel Colt 1814 – 1862 fut le premier industriel à associer le concept du revolver du latin revolvere puis de l’anglais to revolve, faire tourner au système à percussion. En 1831, Samuel n’est heureusement suivi par aucun conseiller d’orientation. Il a 16 ans, travaille sur un navire de la marine marchande et fabrique son premier revolver, découvrant sa vocation qui eut été impitoyablement entravée par un conseiller malingre si notre jeune américain avait suivi un cursus légende veut qu’il ait imaginé son barillet tournant en observant le mécanisme de verrouillage du gouvernail du navire sur lequel il se trouvait. Attribuons aux embruns le bénéfice de cet éclair de génie pour le plaisir de l’histoire. Aujourd’hui, le Musée d’art de Wadsworth Atheneum conserve encore les prototypes en bois sculptés par d’un extracteur, d’un chien et d’un barillet en bois sculptés par Samuel Colt à bord du Corvo en 1831. © Musée d'art de Wadsworth l’aube de sa carrière flamboyante, Samuel Colt avait-il subodoré que ses créations joueraient un rôle déterminant dans l’histoire des armes et dans celle des États-Unis ? Quelle que soit la réponse, Colt essuya successivement plusieurs échecs retentissants qui auraient mis à terre le plus téméraire des start-uppers. Pourtant, tout bascula en 1847 grâce à l’entremise de Samuel Hamilton Walker 1817 – 1847. Le Colt Paterson – tout premier revolver fabriqué à partir de 1837 – avait été utilisé par quelques officiers de l’armée pendant la seconde guerre séminole opposant en Floride les États-Unis à des groupes amérindiens de 1835 à 1842. Les Texas Rangers avaient également tâter de la gâchette de quelques armes de Colt sur leur frontière avec le Mexique après 1823. Revolver Colt Paterson, n°3 modèle Belt, circa 1838. Acier, argent et bois © MET Museum Samuel Hamilton Walker, Texas Ranger de son état et enthousiaste amateur du revolver créé par Colt s’associa avec l’armurier et dessina avec lui une nouvelle arme, le Walker Colt, dont l’armée américaine commanda 1000 exemplaires. Cent exemplaires supplémentaires furent destinés à être offerts à des personnalités ayant d’importantes fonctions militaires et donc susceptibles d’obtenir pour Colt de juteux contrats. Il offrit également quelques-unes de ces armes à des pontes actifs dans le commerce des armes civils afin d’atteindre un maximum de clients potentiels. Tout comme le Colt Paterson, le Walter Colt était un revolver simple action. Revolver Walker Colt simple action, 1847 © MET Museum Si le mécanisme simple action porte par son nom l’évidence même de la simplicité, je te sais peu familier de ce type de système. Lorsque tu as entre les mains un revolver simple action, tu seras dans l’obligation d’armer le chien à la main Clint Eastwood maîtrise admirablement bien cette manœuvre afin de faire tourner le barillet et ainsi aligner une chambre chargée en face du canon. Appuie sur la queue de détente et le coup partira. Si en revanche tu es en possession d’un revolver double action, l’effort sera amoindri car en appuyant sur la détente tu feras d’une pierre deux coups haha en armant le chien et en faisant partir le coup. C’est un mécanisme que d’aucuns qualifieront de mécanisme de feignasses » qui augmente néanmoins significativement la cadence de tir. En 1851, Colt présenta à l’Exposition Universelle de Londres son Colt Navy, revolver simple action à carcasse ouverte ce qui permettait de changer rapidement un barillet vide contre un barillet chargé que le cow-boy poussiéreux et désinvolte portait nécessairement à la ceinture amorçant peut-être, dans l’esprit dérangé d’un pacifique Quaker, la création de la banane qui ruinera, quelques cent ans plus tard, plusieurs siècles de stylisme. Le Colt Navy fut un succès et valut à son créateur une commande du gouvernement britannique. Aux États-Unis, ce revolver fut un des modèles les plus populaires vendus aux Navy modèle 1841 gravé par Gustave Young © Pinterest Le modèle Lightning conçu en 1877 fut le premier revolver double action fabriqué par Colt. Revolver Colt Lightning Double Action, 1877 © Armurerie du Forestier Rapidement, un perfectionnement des munitions entraîna une nouvelle innovation. La seconde moitié du XIXe siècle cherchait à réunir l’amorce, l’agent propulseur et le projectile dans une seule munition désignée par cartouche complète ». Une première solution apparait dans les cartouches à percussion annulaire dont l’amorce est contenue dans un bourrelet » anneau creux à la base de la cartouche. Lorsque le percuteur frappe le bourrelet, l’amorce explose éjectant de fait le projectile hors de la chambre. La manipulation de cette cartouche ne brillait pas par sa sécurité puisqu’un choc suffisait à arracher la main du tireur maladroit à qui déjà on était bien inconscient d’avoir confié une arme. La seconde solution remporta quant à elle tous les lauriers. La cartouche à percussion centrale intégrait l’amorce chimique au centre du culot de la cartouche et ne présentait aucun risque douloureux, mis à part, évidement, pour celui qui se trouvait de l’autre côté du canon. Cette invention impacta directement l’Histoire en se passant du chargement manuel de poudre noire, le tireur gagnait un temps précieux et pouvait à loisir décharger son barillet sans se soucier de devoir passer sa soirée les mains dans la poudre à préparer des barillets de rechange. L’armurier Rollin White 1817 – 1892 pensa quant à lui plus loin que le simple aspect pratique de cette nouvelle invention. Alors que tous les revolvers de l’époque étaient alors conçus avec des cheminées pour un chargement par la bouche, White entreprit de s’imposer sur le marché en déposant en 1859 le brevet d’un barillet perforé de part en part permettant un chargement par l’arrière, bien plus pratique et rapide. Smith & Wesson s’allièrent avec le petit malin et proposèrent en 1857 leur Model 1 puis le Model 2 sorti opportunément en 1861, première année de la guerre de Sécession 1861 – 1865. Revolver Smith & Wesson Model 2, 1861. Crosse en ivoire © Rock Island AuctionUne fois le brevet de White expiré, les armuriers produisirent tous des revolvers à barillets forés. La poudre noire appartenait désormais au passé et l’avenir aux cartouches complètes. En 1873, le Colt Single Action Army un de incontournables de la marque et ironiquement baptisé Le Pacificateur » propose un barillet foré dans une carcasse fermée. Revolver Colt Single Action Army, fabriqué en juillet 1873 © Rock Island Auction Ces nouvelles armes jouèrent un rôle crucial en faveur des soldats de l’Union durant la guerre de Sécession. Face à une cadence de tir de 14 coups par minute et une vitesse de rechargement inégalée à l’époque, les effectifs des Confédérés équipés d’armes à poudre noire sont décimés d’un quart lors de la bataille de Hoover’s Gap en 1863. Les Colt Navy qui équipaient alors les soldats de l’Union étaient de précieuses prises lorsque les soldats Confédérés parvenaient à s’en emparer. Jefferson Davis 1808 – 1889, président des États Confédérés portait d’ailleurs le 10 mai 1865, jour de sa capture en Georgie, un revolver du célèbre Colt modèle Navy 1851, calibre .36, 6 coups, poignée en noyer monobloc, cadre en acier trempé, finition bleuie avec montage argenté sur la sangle arrière et le pontet. Ce revolver appartenait à Jefferson Davis et fut saisit lors de sa capture en le 4 mai 1865 en Géorgie par la Cavalerie du Michigan. À la suite de cette guerre civile d’envergure, Abraham Lincoln 1809 – 1865 put abolir l’esclavage sur tout le territoire des États-Unis, inspirant à Samuel Colt un slogan emblématique de la place des armes dans la société américaine Abe Lincoln a rendu les hommes libres, mais Sam Colt les a rendu égaux. Une autre variante propose Dieu créa les hommes, Samuel Colt les rendit égaux » ; on appréciera l’humilité d’une telle assertion. Le rêve américainQuel meilleur contexte que celui des États-Unis de la seconde moitié du XIXe siècle pour donner au revolver l’écrin de la respectabilité ? Il est l’objet que nous associons immédiatement aux mythiques cow-boys. Le revolver nous évoque un mythe bien plus proche de l’industrie du cinéma et donc du récit que de l’Histoire et du quotidien des gardiens de vaches. Son histoire s’appuie pourtant sur des faits réels et sourcés les revolvers Colt rencontrèrent un vif succès aussi bien dans le monde militaire que dans la vie civile. Ils furent les armes de prédilection en particulier le Colt Simple Action Army de 1873 des colons américains et équipèrent des centaines de milliers de personnes. Peut-on imaginer un pareil phénomène dans un pays européen ? Envisage un instant ton fromager qui, après avoir soigné ses bêtes, installe sur l’étal du marché ses produits frais arborant, à sa ceinture, un revolver. Parfaitement inenvisageable. Pourtant, les images américaines abondent de personnages d'un revolver Colt Single Action Army, XIXe siècleLors de sa visite à Londres en 1851, Samuel Colt décrit lui-même son pays comme un vaste territoire peuplé de hordes d’aborigènes » contre lesquels est engagé un type particulier de guerre frontalière ». L’utilisation des revolvers par les habitants des plaines, les shérifs et les cow-boys, en plus d’être avérée, s’apparente donc à une utilisation conquérante » dans un contexte de guerre territoriale. L’idée sous-entendue par Colt est qu’il est nécessaire de botter les fesses de ces emplumés d’Indiens qui entravent la liberté d’action des gentils Américains. Frederick Jackson Turner 1861 – 1932, historien américain, a d’ailleurs parfaitement défini ce surprenant état d’esprit qui fit bientôt du revolver – et de l’arme à feu en général – un emblème de liberté et un outil de sa défense et par extension de celle du modèle démocratique américain. Revolver Colt Paterson, n°5 modèle Holster, circa 1840. Acier, argent et nacre © MET Museum Alors que les premiers immigrants arrivent au XVIIe siècle par la côté est, la frontière » la zone limite de l’implantation des populations d’origine européenne est ce qui définit le Far West, ce qui est au-delà de cette zone. L’expansion tend naturellement à repousser cette frontière toujours plus à l’ouest à mesure que les populations immigrées s’installent sur de nouveaux territoires. Ainsi, au XIXe siècle, l’ouest » était devenu synonyme de liberté car ouvrant des possibilités illimitées du point de vue des colons, tout y était possible ou à inventer. La conséquence de ce mythe de la frontière fut un rejet de toute contrainte les Amérindiens étant, bien sûr, considérés comme une contrainte majeure, rejet incarné par le revolver. Pour gagner sa liberté, pour se libérer d’une pression quelle qu’elle soit, il suffisait d’aller plus à l’ouest et d’éliminer » les contraintes. N’importe quel problème pouvait dès lors se régler simplement et le nom de Pacificateur » d’un des revolvers fabriqués par Colt prend alors tout son sens… L’ouest était prometteur mais dangereux et pour gagner et protéger sa liberté, mieux valait être bien armé. Revolver Colt Single Action Army Peacemaker » fabriqué en 1891 à Hartford dans le Connecticut. Crosse en ivoire et revêtement en nickel. © Ancestry Guns Puisque le revolver fut aussi banalisé aux États-Unis au XIXe siècle que ne le sont les coach de vie aujourd’hui un de ces deux objets de consommation est plus stupide que l’autre, sauras-tu le reconnaître ?, quoi de plus naturel que de voir ces objets fabriqués à grande échelle ? Encore une fois, Sammy Colt fait figure de précurseur. Ce fervent partisan de la standardisation ne fit pas qu’en vanter les mérites et l’appliqua dans ses manufactures à si grande échelle et de manière si performante que son exemple eut un impact conséquent sur les industries américaines et notamment sur celles fabricant des engins agricoles, des machines à coudre, des bicyclettes, des locomotives ou encore des automobiles. Ce mode nouveau de production rationalisé et la standardisation des pièces lui permirent de répondre rapidement à de grosses commandes américaines ou européennes. Cette standardisation industrielle offrait encore l’avantage de réparer plus facilement et à moindre coût une arme abîmée. Il proposera même d’améliorer d’anciens modèles grâce aux barillets amovibles, un peu comme lorsque tu fais la mise à jour de ton téléphone, il suffisait d’appuyer sur un bouton pour installer une nouvelle version. Ce mode de production moderne permit évidemment de limiter les coûts de production en offrant aux clients une arme fiable, précise, aisément réparable et peu onéreuse en 1862, Colt vendait ses armes au prix 20$ en moyenne sachant qu’un ouvrier gagnait à la même époque environ 6$ par semaine pour environ 60h de travail. Samuel Colt vendait ses armes à quiconque était en mesure de le payer ce qui valu à certains belligérants de perdre l’avantage de l’effet de surprise face à l’ennemi. Colt alimenta généreusement et avec un égal sérieux les deux principales parties adverses engagée dans la guerre de Crimée 1853 - 1856 à savoir les Russes et les Britanniques. Revolver Colt, 3e modèle Dragoon, circa 1853. Acier, laiton, or et bois. Un revolver jumeau fut offert par Colt au tsar Nicolas Ier de Russie en 1854 et se trouve maintenant au Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg © MET Museum Tout comme Rockefeller 1839 – 1937 ou aujourd’hui Kim Kardashian, Samuel Colt incarne l’American Dream et lui donne même son emblème. Industriel parti presque de rien, ayant enchaîné les échecs avant de connaître la richesse et la gloire grâce au revolver, Colt en banalisant le revolver, en le rendant accessible, mit à portée de main bien plus qu’une arme à feu. Il rendit accessible, palpable l’espoir d’un avenir glorieux. Il nourrira d’ailleurs cette image prophétique ; à Hartford Connecticut où était installée son usine, il fit construire un quartier nommé Coltsville pour loger ses employés à qui il donna accès à une bibliothèque et un centre communautaire. Les entreprises en lien avec l’industrie des armes à feu bénéficièrent également du succès de Colt l’acier fournit par Thomas Firth fait écho au succès de l’armurier et chacun dans leur domaine, ils tirèrent profit des transferts de technologies allant de l’Europe vers les États-Unis. L’effervescence industrielle de cette époque n’est finalement qu’un des reflets du mythe de la Frontière, de la Conquête de l’ouest où tout semble possible. Un autre détail de la production de Colt est révélateur sur les premières armes fabriquées, la gravure ornementale du barillet est standard. Détail du Revolver Colt Pocket de 1849 présentant sur le barillet une gravure standard figurant une diligence et des voleurs ainsi que des motifs d’enroulements © Live AuctioneersSamuel Colt, précurseur du design industriel, tient à ce que ses armes réputées les plus efficaces au monde aient une ligne reconnaissable et surtout une élégance formelle. L’attrait visuel est pour lui capital chacun de ses clients doit pouvoir être fier de son revolver, de son efficacité et de la liberté qu’elle lui offre. De là à lier armes à feu et patriotisme, il n’y a qu’un pas…Un objet d'artLe goût de Colt pour les matériaux, les couleurs et la décoration de ses armes n’est pas propre à ce seul armurier. Depuis toujours, les armes n’étant pas dévolues à un usage militaire étaient ornées et / ou gravées. Depuis leur naissance en Asie jusqu’à leur plus récente évolution en Europe, les armes à feu furent des objets de haute technologie réservées au pouvoir et à une élite ayant les moyens de se les offrir. Au sein de ce cercle très fermé, les armes étaient comme n’importe quel objet, un support propre à refléter le statut social du propriétaire. Les musées regorgent d’armes d’apparat fabuleuses, couvertes d’or, d’argent, de pierres précieuses parfois et souvent parfaitement inutilisables. Il n’y a donc rien de surprenant à ce que Colt ait naturellement souhaité orner ses revolvers. Ce qui l’est davantage c’est cette volonté de standardiser l’ornementation qui renvoie, en partie, à ce fantasme du rêve américain. Pourtant, il est avéré que Colt et ses confrères proposaient, en plus des gravures standards à l’eau-forte, des armes finement gravées au burin et qu’ils conservaient en stock, ce qui sous-entend qu’ils s’attendaient à ce qu’on leur en fasse la demande. Revolver Colt, modèle Police 1862, circa 1868. Acier, or et laiton. © MET Museum Les pistolets Kentucky avaient déjà ouvert la voie à ce type de demande dans la seconde moitié du XVIIIe siècle puisqu’il est attesté que les armuriers américains faisaient parfois appel à des orfèvres pour embellir les éléments en fer des armes. Les motifs étaient souvent grossiers mais ils eurent le mérite d’engager une tradition de gravure sur armes aux États-Unis. Lorsque Colt produisit en masse les premiers revolvers en acier, la demande de graveurs spécialistes fut immédiate. En plus de la gravure standard de plusieurs modèles, Colt s’attacha les services d’un graveur considéré aujourd’hui comme le maître de la gravure d’armes au XIXe siècle aux États-Unis et dont les œuvres atteignent aujourd’hui des centaines de milliers de dollars en salles de vente Gustave Young 1827 – 1895. Immigré allemand débarqué en Amérique en 1846, le jeune Gustave trouva rapidement un emploi dans la manufacture de Colt. Les graveurs experts et travailleurs du métal sont alors une main d’oeuvre recherchée moins pour réaliser d’élégants motifs que pour créer les matrices nécessaires à la production d’armes à feu. Roy Jinks, historien officiel de Smith & Wesson détaille Le graveur avait pour mission de découper les matrices d’estampages des lettres et des chiffres, d’effectuer les tailles en diamant sur les chiens ainsi que celles des roues et platines portant le nom de l’armurier et permettant de faire tourner le barillet. La gravure et l’incrustation d’or étaient secondaires, conçues pour augmenter les revenus. Gustave Young se démarqua rapidement de ses collègues et Colt flairant le talent dédia cet ouvrier à l’unique ornementation de ses commandes luxueuses. De formation classique européenne, Young conserva les goûts de sa première école. Les motifs qu’il grave sont influencés par l’art décoratif européen dont il continua de s’abreuver grâce à de nombreux livres de motifs et d’ornementation qu’il conservait dans son atelier. La chose n’était pas originale car ce type de répertoire publiés en Allemagne dans les années 1840 se retrouvait dans tous les ateliers de graveurs sur armes. Les graveurs puisaient aussi dans les images qui les entouraient au quotidien journaux illustrés, pièces de monnaie et billets de banques, estampes ou livres d’images, tout était bon pour nourrir l’imagination et le talent de ces artisans. [Clique pour agrandir] Détail du barillet du revolver Colt Modele 1 sidehammer, 1855, gravé par Gustave Young © Rock Island Auction [Clique pour agrandir] Revolver Colt Modele 1 sidehammer, 1855, gravé par Gustave Young © Rock Island Auction Sur ce Colt Modele 1 Sidehammer de 1855, Young fait montre de tout son talent avec cette gravure en repoussé le motif est tracé à la pointe au revers de la plaque et apparaît en relief sur l’avers figurant un homme, deux revolvers à la main des Colt à n’en pas douter et affrontant pas moins de cinq Amérindiens belliqueux ce fut, aux dires des colons, une regrettable constante chez ces gens-là dont trois gisent à se démarqua par la grande finesse et la complexité de ses motifs d’enroulement de feuilles qui se dessinaient sur un fond pointillé extrêmement serré. Son travail laborieux et minutieux au burin témoigne d’une excellence que les clients aisés ne tardèrent pas à convoiter. Détail du Revolver Double Action Frontier » de Smith & Wesson. Modèle présenté à l’Exposition Universelle de Chicago en 1893, richement gravé et incrusté d’or par Gustave Young © Rock Island AuctionUne seule de ses armes porte sa signature mais il est connu pour avoir gravé presque systématiquement une tête de loup sur le chien. Encore sur le chien ou sur le pontet la boucle de métal protégeant la queue de détente et dans laquelle on passe l’index pour tirer, il gravait un petit point par jour de travail passé à orner l’arme. Ainsi, plus le nombre de points est élevé, plus le travail d’ornementation est complexe. Détail des points gravés sur le chien d’un revolver Colt Modele 1 sidehammer, 1855 et indiquant le nombre de jour dédié par Gustave Young à l’ornementation de l’arme. © Rock Island Auction Détail de la tête de loup gravé par Gustave Young sur le chien des revolver qu’il grave en guise de signature. © Rock Island Auction Gustave Young ouvrit également sa propre boutique de gravure sur armes dans laquelle il s’occupait essentiellement des revolvers Colt mais offrait ses services aux usines d’armes de la région du Connecticut. Il œuvra ainsi sur quelques Winchester et Sharps ce qui lui permit sans doute de mettre du beurre dans les épinards ou plutôt du cheddar dans le burger. À la fin des années 1860, Young entra au service de Smith & Wesson à Springfield dans le Massachusetts bien qu’il continua de graver pour d’anciens clients.[Clique pour agrandir] Revolver Double Action Frontier » de Smith & Wesson. Modèle gravé par Gustave Young et présenté à l’Exposition Universelle de Chicago en 1893, richement gravé et incrusté d’or. © Rock Island Auction [Clique pour agrandir] Détail du Revolver Double Action Frontier » de Smith & Wesson. Modèle présenté à l’Exposition Universelle de Chicago en 1893, richement gravé et incrusté d’or. © Rock Island Auction Young grava jusqu’à ses derniers jours et fut le mentor d’une génération de graveurs sur armes d’origine allemande tel que Herman Ulrich qui officia chez Winchester à partir de 1870. Louis Daniel Nimschke 1832 – 1904 est à compter au nombre de ces graveurs inégalés. Il réalisa le revolver Colt de Theodore Roosevelt 1858 – 1919 en mai 1883. Il grava et orna plus de 5000 armes chez les plus célèbres armuriers parmi lesquels Winchester, Smith & Wesson, Remington ou encore Sharps. Colt Simple Action Army gravé et orné par Nimschke pour Theodore Roosevelt 1858 - 1919 en 1883. Gravures et monogramme gravé sur finition plaquée or et argent. Crosse en ivoire © Turnbull Restoration On recense pas moins de 2000 graveurs sur armes en activité dans la seconde moitié du XIXe siècle aux États-Unis, tous majoritairement issus de l’immigration allemande. Pourtant, moins d’une dizaine se distingueront par leur talent artistique et technique. Cette activité de gravure témoigne en tous cas de la demande indiscutable de revolvers ornés, de la simple gravure à l’eau forte jusqu’au travail opulent des plus grands graveurs. Smith & Wesson s’associa même à Tiffany & Co de 1890 à 1909 comme en témoigne son Blue Book le catalogue à la célèbre couleur turquoise qui proposait alors Revolvers parmi les meilleurs, montés en argent, en ivoire, or, etc et ornés de décorations riches et élaborées, de 50 à 300$ Leur principale particularité fut de propager à travers les revolvers Smith & Wesson le goût pour l’Art Nouveau, un Unicum dans ce domaine puisque le goût pour les revolvers ornés s’éteignit peu à peu au XXe siècle, conservant le souvenir de l’âge d’or du XIXe où prédominaient d’élégantes volutes aux mouvements compliqués. Revolver Smith & Wesson Frontier » en collaboration avec Tiffany & Co. Circa 1892-93 © Reddit La sobriété des revolvers est aujourd’hui de mise bien que la coloration du métal soit encore pratiquée. Les superbes teintes de bleus jaspés sont encore les plus appréciées puisque le bronze, qui permettait d’obtenir de flamboyantes nuances fauves, n’est plus utilisé de nos jours. Ces teintes métalliques étaient et sont toujours obtenues par échauffement du métal. Ce dernier se colore en surface de teintes allant du jaune au bleu profond à mesure que la chaleur augmente. Un savoir-faire considérable est nécessaire pour maîtriser la coloration et obtenir des nuances profondes et belles. Cet art particulièrement apprécié des amateurs de revolvers fut parfois remplacé à partir du XVIIIe siècle par des applications de solutions chimiques qui ne trompaient pourtant pas les fins connaisseurs hermétiques à ces pratiques hérétiques. Samuel Colt fut de ceux-là et produisit de superbes revolvers où l’association des matières, des motifs et des nuances métalliques devrait suffire à te convaincre de la grande valeur artistique de ces objets mythiques. Colt Dragoon poudre noire, six coups. Canon et carcasse en bronze jaspé. Plaquettes de crosse en noyer. Reproduction "Umberti et C. Italie". © Drouot Online Tu sais pourtant que l’humain n’agit jamais sans raison sans réfléchir oui souvent, mais pas sans raison. Différence entre raison et réflexion ? Tu as trois heures. Si Samuel Colt et les nombreux armuriers qui fournirent aux États-Unis et au reste du monde des milliers de leurs revolvers rehaussés de gravures et teintés de nuances délicates, ce n’était pas seulement pour l’amour de la belle ouvrage. La gravure avait d’abord pour fonction de casser » la surface lisse et extrêmement réfléchissante du métal. En gravant un canon et un barillet, on offrait ainsi plus de confort au tireur en réduisant le risque d’être ébloui par les reflets du soleil sur le métal. Moins aveuglé, le tireur gagne naturellement en précision de tir. Par ailleurs, les fines entailles de la gravure dans le métal permettaient de retenir l’huile utilisée pour nettoyer le revolver, assurant un meilleur entretien et une pérennité plus grande des matériaux qui le composaient. La coloration du métal relevait de la même volonté diminuer au maximum les reflets éblouissants et offrir une protection supplémentaire contre la corrosion. Car la coloration, et le bleuissement en particulier, offre par réaction chimique une protection efficace contre la détérioration du métal. Revolver Colt Single Action Army, 2e génération daté de 1976 © Tyler Gun WorksQuelque soit ton opinion sur les armes à feu, leur commerce et leur utilisation, j’espère te voir forcé de constater que le revolver occupe une place à part entière dans l’histoire des armes. Objet hautement technologique et artistique, au croisement des innovations entre Ancien et Nouveau Monde, le revolver absorbe les racines européennes de centaines de milliers de migrants et incarne cette liberté à laquelle ils aspirent sur un territoire où l’on pensait que le revolver Colt garantissait l’égalité…Sources et crédits Collectif, Les Armes à Feu de Légende, Larousse, 2016, Chine. Collectif Herbert G. Houze, Carolyn C. Cooper, Elizabeth Mankin Kornhauser, Samuel Colt Arms, Art and Invention, Yale University Press, 2006 COMBEAU Didier. Les Américains et leurs armes. droit inaliénable ou maladie du corps social ? », Revue française d’études américaines, vol. no93, no. 3, 2002, pp. 95-109. CRAMER Clayton E., Lock, Stock, and Barrel The Origins of American Gun Culture, Praeger, 2018 Grancsay, Stephen V. “An Exhibition of Colt Percussion Revolvers.” The Metropolitan Museum of Art Bulletin, vol. 37, no. 2, 1942, pp. 30–33. JSTOR, RANDELL, Jacqueline, Colt Culture Examining Representations of the American West in Victorian London, Columbia University Journal of Politics and Society 25 Automne 2014. WILSON Firearms Engraving in Nineteenth Century America, Bulletin of the American Society Collectors 28 Automne 1973
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